• JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
     

Interview


Lire la suite

Secret de star

Quand it joue sur scene, c'est un sacre monstre. Dehors, ii est tout doux. Sage comme un rasta. Mamadou Bocoum alias << Boc's » est tune des valeurs sures de la musique reggae. Dans un champ mine par I'hegemonie du mbalax, un manque de producteurs et de mecenes, it refuse de jeter l'ancre. 11 s'engage pour un nouveau depart, apres la fabuleuse petite histoire du Amandla » ori9inel (ndlr : victoire, en langue Zoulou) qui s'est disloque apres un tong sejour en France. Fidele a sa pas- sion pour le reggae et a la philosophie du rastafarisme, ('artiste ne mache pas ses mots. Tel un sphinx, it renait des cendres, encore chaudes, de la compagnie.
Lire la suite
Nouvelles
Secret de star : L'info 7 - Février 2005


A !a tête du ,Boc's Amandla group' depuis quelques mois, le lead-vocal et bassiste du groupe a fait ses etudes primaires et secon- daires a Dakar. En classe de terminale, Mamadou Bocoum alias , Boc's, etait véritablement passionné de musique, au point de «sacrifier' ses etudes. Avec quelques amis  du lycee Blaise Diagne, it va finalernent mettre un terme a sa scolarite au pro- fit d'une carriere musicale professionnelle. «C'etait au cours des annees 88-89. II y avait boaucoup de groves universitaires, des annees blanches, etc. Du coup, la musique occupait tout le reste de notre temps. Ce fut le debut de la creation du groupe Amandla, apres deux annees de compagnonnage musi- cals, se rappelle-t-il. Ainsi debutera une legende. Entre les motivations et encourage- .-r.ents des amis, le soutien materiel des parents, la bande finira par se lancer dans no aventure musicale. A leurs debuts, le lead-vocal du groupe confie que toutes les )pportunites etaient exploitees. On profitait tour les podiums organises d travers la ville de Dakar pour jouer quelques titres de notre repertoire. C'etait difficile, parce que sous n'etions pas si bien equipes. Nous avons vecu une veritable galere avant de trouver des instruments pour equiper I'orches- tre. Au fil du temps, les choses s'amelioraient. On trouvait quelques ressources grace a nos cachets et aux dons qu'on recevait.*, confie le reggaeman, qui garde encore par-devers lui une guitare basso offerte par le technicien- producteur Gaston Madeira, au cours de ces annees de galere. Ce geste est alle droit au cwu; de ('artiste yui declare «ce West pas a n'importe quel coin de rue qu'une personne vows fait don d'une inerveille comme ca ! .'es.ime que c'est un geste formidable-. C'etatt en 199?.

Le parcours du com1battant... Deux ans apres, le groupe decide de «parth .; : France pour soffrir de nouvelles opportuni- tes». Un tournant nouveau allait s'operer. Suite a des contraintes pour les frais de voyage, le bon samaritain nomme Gaston va une fois de plus faire don de deux billets d'avion aux jeunes musiciens. Aprs un sejour dune dur6e de neuf mois dares l'Hexagone, le groupe va mobiliser ses recettes pour travail- ler un premier album titre «Chakatcwau, qui sera dans !es bats des le re;our da fa compa- gnie musicale au Senegal, en 1995. Allah sui- vre quelques annees plus lard une seconde production. Celle de .a confirmation nommee SasabiI", qu; sera un ver,ao,e coup de ton- nerre daps le ciei gns ou reggae nabQnal. Partags entre la France k-54 Ser,,&gal. le groupe va survivre jusqua la fa:,:;ua rupture survenue ces derniers m is. Eiia rnarquia &ga- lement le retour de Boc o 's au pays pour une nouvelle carriere. Aujourd'hui, it declare «Nous aeons bon espoir ,your ce pars de la continuation de I'espr1t «Arr7c**Indlau, avec un

On était écarté par le système... Si I'artiste et sa bande du «Amandia» originel ont choisi de faire carriere dans . le reggae, c'est parce clue «c':,st uno rnusiquu qui fiu viorer et reflechir, surtout pour des jeunes ages de 18 ans qui ponsent souvent a refairo le - rnonde1>. Et d'ajo+.lter ; on etait aussi dans une srtuatiirn oU It:- sy'stenie se loutait pas rQi act sous. Avoc rios dreadlocks, notre style de vi& et notre fayon d'interprOter la reaM l;te du mconde. Nous a vions l'irnpression que t'on disait sur noire dcs des mots du qo r',r a vo;js n 'etes pas Id junesse qu'il laut a cei e nation !». On eta3it un peu ocartes par tout un systeme. Ma!gr tout, on sa vait qu'on avast Ia possibilltO d'apporter que/que chose do positif a ce pays. 11 fallait donc reussir celte vie de music;en, montrer qu'il est possible do .S-en sortir a vec noire culture, noire art. G'OIait diffi- dc, parce qu'il n'y avait rien du tout. Pas de producteurs, pas de grands spectacles, pas d'instrurnents de musique a dos prix accessi- b/es c-'etait la vraie galere quoi ! Mais on avant urge tougue juvenile qui nous animaits'. "

Le rasta n'est pas un drogué... Quand it compare les deboires des musiciens reggaemen par rapport a lours jeunes freres du mouvement I ,ip-hop, Boo's souligne : -11s sont mieux lotis a mon avis. 11 y a moins de problemes pour un jeune talent rappeur. Par 9xemple, it n'a pas besoin de creer un orchestre, et recruter des musiciens etc. Its ont la chance d'avoir une musique ou t'on peut trou- ver une bande son toute faite qu'on c. tiiise en sample. Le merte des rappeurs, e aUSS/ d'avoir accepte do depasser ces choses pour apporter une touche originale, bien africaine, a la creation Hip-hop. ils se sont edalernent battus pour s'imposer,,. Une certaine opinion a iendance a ci< Robert Nesui Marley (60 ans), le lead-vocal de ,,Boo's Amandia pensc: que Ids dates au 6 fevrier et du 11 mai doivent servir un mCme ideal de commemoration de I'eeuvre de Bob. En ce qui concerne le transfort de sa depouille, de la Jarnaique vers i'Ethiopie, it dit quo le projet est louable ,s'il est donforme au dernrer souhait de Bob Marley-.